Le 132 quitte la 56ème division pour retrouver sa place dans la 12ème. Il est retiré d’Alsace [le 28 janvier 1919]1 et va revenir en Champagne par petites étapes.
Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )Première guerre mondiale (1914-1918). Lettres de Jean Médard.
lundi 28 janvier 2019
28 janvier 1919 – Le 132ème R.I. quitte l’Alsace à pied
vendredi 18 janvier 2019
dimanche 13 janvier 2019
Janvier 1919 – Le pont de chemin de fer de Roppenheim
Puis je m’installe à Benheim [vers le 13 janvier] car j’ai été affecté au commandement de la 10ème compagnie, chargée de la garde du pont de chemin de fer de Roppenheim.
J’ai ainsi l’occasion de faire à cheval une petite visite à Rastatt [le 8 janvier], en Allemagne, qui n’est pas en zone occupée, mais où cantonnent deux bataillons du régiment, chargés de nourrir et de rapatrier les prisonniers de guerre français rentrant de captivité.
Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )lundi 7 janvier 2019
Janvier 1919 – Dernier retour en Alsace
Je retrouve mon régiment [le 7 janvier 1919] aux bords du Rhin, à Seltz, au nord de Strasbourg.
Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )samedi 5 janvier 2019
Début janvier 1919 – Fin de permission à Sète
Je termine ma permission à Sète. Maintenant pour ma mère et pour moi la joie de se revoir est sans mélange puisque désormais la fin d’une permission n’est plus qu’une séparation banale, puisqu’il ne s’agit plus de partir pour la guerre.
Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )samedi 29 décembre 2018
Cognac, 29 décembre 1918 – Jean à sa mère
Maman chérie
![]() |
| Légende au dos de la photo de la main d'Albert Léo : "Arcachon, 2 janvier 1919" Jean Médard et sans doute Guy Léo |
Je passe des heures délicieuses malgré la pluie. Tu sais ce que peut être l’acceuil de mes hôtes ; ils m’ont mis complètement à mon aise. Mais ce qui fait ma joie c’est le charme et la simplicité de mes rapports avec Alice.
Je passerai probablement la journée du 2 [janvier 1919] à Arcachon [c’est-à-dire chez Albert Léo].
Si je ne rate pas ma correspondance à Bordeaux j’arriverai à Cette le 3 à 4 h 17 du matin. Si je la rate à 16 h 27 seulement.
dimanche 23 décembre 2018
Fin décembre 1918 – A Cognac chez la grand-mère d’Alice
![]() |
| Julia Robin (veuve Henri Germain) Grand-mère maternelle d'Alice Herrmann |
Pour commencer, je suis invité par la grand’mère d’Alice, Madame Germain [Julia Robin, veuve Germain (1850-1928)], au Grand Breuil [la demeure de Julia Robin à Cognac], où les Herrmann vont passer les fêtes. [...]
Je fais la connaissance des Germain-Robin1, oncle, tante, cousins et cousines d’Alice dans le vieux logis familial de Lafon. [...]
Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )samedi 15 décembre 2018
Mi-décembre 1918 – Retrouvailles avec Alice
Nouvelle permission1. Cette fois je ne vais pas me précipiter dans le Midi. La famille Herrmann est installée depuis Octobre à Paris. La guerre est finie. Mon silence a assez duré. Je vais donc m’arrêter à Paris et voir les Herrmann qui me reçoivent de la manière la plus amicale. Alice a été prévenue par ses parents du but de ma visite. […] Elle ne veut pas s’engager à la légère. Mais nous retrouvons si vite nos rapports d’amitié et de confiance que je n’ai pas d’inquiétude sur l’issue de l’expérience. [...]
Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )samedi 8 décembre 2018
8 décembre 1918 - Défilé à Strasbourg
| Source : Gallica |
| Source : Gallica |
Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )
______________________________
| Source : JMO du 132ème RI - 9 décembre 1918 Défilé à Strasbourg |
dimanche 2 décembre 2018
Aux lecteurs du blog
Une trentaine de billets sont encore programmés, allant du récit du défilé de la victoire le 8 décembre 1918 à Strasbourg jusqu'au mariage de Jean Médard et Alice Herrmann le 28 août 1919, une semaine avant la démobilisation de Jean.
A quelques exceptions près, ces billets ne sont plus basés sur la correspondance, mais sur de larges extraits des mémoires de Jean concernant cette période. Leur sommaire donne un avant-goût de ce que furent ces neuf mois.
Pour ceux d’entre vous qui souhaiteraient sans attendre en savoir un peu plus sur ce qu’il est advenu de Jean et des siens après août 1919, vous pouvez dès maintenant cliquer sur Conclusion, le dernier billet prévu (par ailleurs programmé pour une parution le 28 août 2019).
Enfin, en ce moment où s’achèvent pour moi plus de quatre ans de travail sur ce blog et sur son blog frère Correspondance de guerre (pièces jointes), quelques mots personnels.
Ces blogs avaient peu de lecteurs réguliers, même si certains articles ont été beaucoup lus, les uns grâce à des liens publiés dans Pages 14-18 ou ailleurs, d’autres pour des raisons que je ne m’explique pas forcément.
N’ayant pas l’habitude des réseaux sociaux, je n’avais pas souhaité inclure la possibilité d’ajouter des commentaires, mais quand certains parmi vous ont pris directement contact avec moi par courriel, j’en ai toujours été très heureuse.
Je profite de ce billet pour remercier tous ceux qui, chacun à leur manière, ont contribué aux deux blogs, avec des photos, des informations, des témoignages, des éclairages historiques, des pistes de recherche.
Souvent, je me suis posé des questions sur tous les autres, lecteurs silencieux, parfois lointains (les statistiques générées par l’administration du blog permettent de connaître les pays de connexion). Si certains d’entre vous prennent contact avec moi après la lecture de ces lignes, cela me fera plaisir.
Enfin, pour ceux qui liront ces mots dans l’avenir, même longtemps après que ces blogs seront devenus inactifs, sachez que j’accueillerai toujours avec reconnaissance de nouvelles informations, en particulier provenant de familles de personnes ayant côtoyé Jean Médard, mon grand-père, pendant ces années de guerre (ou après).
Hélène Fillet, 24 novembre 2018




