vendredi 15 mars 2019

Mars 1919 – Garde des trains de permissionnaires

Les fiançailles ne restent pas longtemps officieuses et mon Colonel [le colonel Perret], qui décidément me veut du bien, me relève de mes fonctions de commandant de compagnie et m’affecte aux pelotons de garde des trains de permissionnaires. [jusqu’au 2 avril 1919]

Ces derniers sont devenus un peu frondeurs depuis l’armistice. Ils cassent les vitres et font du scandale dans les gares.

Mes nouvelles fonctions en elles-mêmes n’ont donc rien de très excitant, mais elles me permettent de passer un jour sur trois à Paris. Ces visites fréquentes, qui ne tombent jamais le même jour de la semaine remettent en question la préparation de sa licence. Elle finit pas sacrifier sa licence à son fiancé.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )

vendredi 1 mars 2019

1er mars 1919 – Fiançailles

Le 1er Mars je m’échappe pour Paris. Il suffit de nous retrouver Alice et moi pour nous trouver fiancés.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )

vendredi 22 février 2019

22 février 1919 – Nouvelle garnison : Vitry-le-François

Source : coll. La contemporaine

Après avoir traversé une région très sauvage et très pauvre de la Haute-Marne nous arrivons enfin le 22 février à Vitry-le-François, où le 132 va tenir garnison un certain temps.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )

mercredi 13 février 2019

Février 1919 – Dure marche à travers la Lorraine

En Lorraine, les marches deviennent plus dures et le pays moins beau. L’hiver est très froid. Il n’est pas question de rester à cheval. Parfois les hommes glissent sur la glace et tombent brutalement avec leurs armes et leur harnachement. Le thermomètre descend jusqu’à – 28°. Les officiers ne sont pas à plaindre, ils trouvent toujours une chambre au cantonnement mais pour les hommes qui couchent dans des granges souvent mal closes l’épreuve est rude.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )

lundi 4 février 2019

Début février 1919 – A travers l’Alsace et les Vosges

Ces étapes ont au début un certain charme. Les villages alsaciens saupoudrés de neige sont très pittoresques. Nous traversons les Vosges par Niederbronn, Reichshoffen [le 1er février], Saverne [le 4 février] et Phalsbourg.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )

lundi 28 janvier 2019

28 janvier 1919 – Le 132ème R.I. quitte l’Alsace à pied

Le 132 quitte la 56ème division pour retrouver sa place dans la 12ème. Il est retiré d’Alsace [le 28 janvier 1919]1 et va revenir en Champagne par petites étapes.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )
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1 Le JMO de 1919 n’est pas en ligne. Les indications de dates, quand elles ne figurent pas dans le texte des mémoires, proviennent de la correspondance.

dimanche 13 janvier 2019

Janvier 1919 – Le pont de chemin de fer de Roppenheim

Puis je m’installe à Benheim [vers le 13 janvier] car j’ai été affecté  au commandement de la 10ème compagnie, chargée de la garde du pont de chemin de fer de Roppenheim.

J’ai ainsi l’occasion de faire à cheval une petite visite à Rastatt [le 8 janvier], en Allemagne, qui n’est pas en zone occupée, mais où cantonnent deux bataillons du régiment, chargés de nourrir et de rapatrier les prisonniers de guerre français rentrant de captivité.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )

lundi 7 janvier 2019

Janvier 1919 – Dernier retour en Alsace

Je retrouve mon régiment [le 7 janvier 1919] aux bords du Rhin, à Seltz, au nord de Strasbourg.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )

samedi 5 janvier 2019

Début janvier 1919 – Fin de permission à Sète

Je termine ma permission à Sète. Maintenant pour ma mère et pour moi la joie de se revoir est sans mélange puisque désormais la fin d’une permission n’est plus qu’une séparation banale, puisqu’il ne s’agit plus de partir pour la guerre.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )