mercredi 13 février 2019

Février 1919 – Dure marche à travers la Lorraine

En Lorraine, les marches deviennent plus dures et le pays moins beau. L’hiver est très froid. Il n’est pas question de rester à cheval. Parfois les hommes glissent sur la glace et tombent brutalement avec leurs armes et leur harnachement. Le thermomètre descend jusqu’à – 28°. Les officiers ne sont pas à plaindre, ils trouvent toujours une chambre au cantonnement mais pour les hommes qui couchent dans des granges souvent mal closes l’épreuve est rude.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )

lundi 4 février 2019

Début février 1919 – A travers l’Alsace et les Vosges

Ces étapes ont au début un certain charme. Les villages alsaciens saupoudrés de neige sont très pittoresques. Nous traversons les Vosges par Niederbronn, Reichshoffen [le 1er février], Saverne [le 4 février] et Phalsbourg.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )

lundi 28 janvier 2019

28 janvier 1919 – Le 132ème R.I. quitte l’Alsace à pied

Le 132 quitte la 56ème division pour retrouver sa place dans la 12ème. Il est retiré d’Alsace [le 28 janvier 1919]1 et va revenir en Champagne par petites étapes.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )
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1 Le JMO de 1919 n’est pas en ligne. Les indications de dates, quand elles ne figurent pas dans le texte des mémoires, proviennent de la correspondance.

dimanche 13 janvier 2019

Janvier 1919 – Le pont de chemin de fer de Roppenheim

Puis je m’installe à Benheim [vers le 13 janvier] car j’ai été affecté  au commandement de la 10ème compagnie, chargée de la garde du pont de chemin de fer de Roppenheim.

J’ai ainsi l’occasion de faire à cheval une petite visite à Rastatt [le 8 janvier], en Allemagne, qui n’est pas en zone occupée, mais où cantonnent deux bataillons du régiment, chargés de nourrir et de rapatrier les prisonniers de guerre français rentrant de captivité.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )

lundi 7 janvier 2019

Janvier 1919 – Dernier retour en Alsace

Je retrouve mon régiment [le 7 janvier 1919] aux bords du Rhin, à Seltz, au nord de Strasbourg.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )

samedi 5 janvier 2019

Début janvier 1919 – Fin de permission à Sète

Je termine ma permission à Sète. Maintenant pour ma mère et pour moi la joie de se revoir est sans mélange puisque désormais la fin d’une permission n’est plus qu’une séparation banale, puisqu’il ne s’agit plus de partir pour la guerre.

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )

samedi 29 décembre 2018

Cognac, 29 décembre 1918 – Jean à sa mère

29/12/18

Maman chérie

Légende au dos de la photo
de la main d'Albert Léo :
"Arcachon, 2 janvier 1919"
Jean Médard et sans doute Guy Léo

Je passe des heures délicieuses malgré la pluie. Tu sais ce que peut être l’acceuil de mes hôtes ; ils m’ont mis complètement à mon aise. Mais ce qui fait ma joie c’est le charme et la simplicité de mes rapports avec Alice.

Je passerai probablement la journée du 2 [janvier 1919] à Arcachon [c’est-à-dire chez Albert Léo].

Si je ne rate pas ma correspondance à Bordeaux j’arriverai à Cette le 3 à 4 h 17 du matin. Si je la rate à 16 h 27 seulement.

Tendrement à vous tous
Jean

dimanche 23 décembre 2018

Fin décembre 1918 – A Cognac chez la grand-mère d’Alice

Julia Robin (veuve Henri Germain)
Grand-mère maternelle d'Alice Herrmann

Pour commencer, je suis invité par la grand’mère d’Alice, Madame Germain [Julia Robin, veuve Germain (1850-1928)], au Grand Breuil [la demeure de Julia Robin à Cognac], où les Herrmann vont passer les fêtes. [...]

Je fais la connaissance des Germain-Robin1, oncle, tante, cousins et cousines d’Alice dans le vieux logis familial de Lafon. [...]

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )





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1 Jules Robin (1815-1882), le père de Julia Robin ép. Germain, n’avait pas eu de descendance mâle, son seul fils étant mort sans avoir eu d’enfant. Julia et son mari Henri Germain (1841-1898) ont eu deux enfants : la mère d'Alice, Marguerite Germain (1872-1951), qui avait épousé Jacques Herrmann (1868-1926) ; et un garçon, Jacques Germain (1876-1967), qui a accolé à son patronyme celui de sa mère, devenant ainsi Jacques Germain-Robin.

samedi 15 décembre 2018

Mi-décembre 1918 – Retrouvailles avec Alice

Nouvelle permission1. Cette fois je ne vais pas me précipiter dans le Midi. La famille Herrmann est installée depuis Octobre à Paris. La guerre est finie. Mon silence a assez duré. Je vais donc m’arrêter à Paris et voir les Herrmann qui me reçoivent de la manière la plus amicale. Alice a été prévenue par ses parents du but de ma visite. […] Elle ne veut pas s’engager à la légère. Mais nous retrouvons si vite nos rapports d’amitié et de confiance que je n’ai pas d’inquiétude sur l’issue de l’expérience. [...]

Mémoires de Jean Médard, 1970 (3ème partie, La guerre )
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1 La lettre du 3 avril 1919 mentionne des permissions de vingt jours.